10 janv, Lc 4, 14-22a, La Bonne Nouvelle

 In Méditer les écritures

Évangile :
Lorsque Jésus, avec la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues des Juifs et tout le monde faisait son éloge.
Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe.
Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.
Jésus referma le livre, le rendit au servant et il s’assit. Tous dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. » Tous lui rendaient témoignage; et ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche.
Commentaires :
 » L’activité humaine a-t-elle été un facteur significatif dans le changement des températures moyennes planétaires?  » À cette question, 82 % de 10.200 spécialistes des sciences de la Terre ont répondu par l’affirmative, tandis que 58 % du public pensent que l’activité humaine est en cause. La parole des scientifiques ne suscite pas l’adhésion de tous.
Le calendrier Maya nous annonçait la fin du monde en décembre 2012 selon certains. De tout temps, les prophéties apocalyptiques ont eu du succès dans le monde entier, et la prophétie du calendrier maya a fait ses adeptes et ses défenseurs. Elle est déjà oubliée.
Le réchauffement climatique comme la pollution nous invitent fortement à modifier nos comportements pour renverser une situation qui peut mettre fin à notre monde sur cette planète. Les prophéties de fin du monde affirment selon des interprètes de ces documents que la fin est imminente. Il y a comme une fatalité dans ces prophéties et c’est toujours catastrophique.
Beaucoup de personnes croient en la fin du monde probablement parce que nous savons bien qu’à notre mort ce sera la fin de notre monde et qu’il est difficile de ne pas croire en la mort.
Les perceptions sur ce qu’il y a après la fin sont différentes évidemment. Certains croient à l’absence totale de vie, d’autres à un éternel recommencement, d’autres à un renouveau, un monde meilleur. Qu’importe que rien ne se soit passé en 2012, tout comme en l’an 2000, la croyance se déplacera vers une autre fin. La majorité s’ajustera-t-elle pour autant à l’alarme des scientifiques?
Nous n’arrivons pas à trouver un discours qui conduit les volontés humaines à obéir à des règles pour l’établissement d’une société plus juste. Le discours irrationnel avec ses peurs tout autant que le discours rationnel avec ses preuves n’arrive pas à atteindre les volontés pour les amener à une décision ferme.
Nous disons comme ce serviteur dans l’évangile : « Mon maître tarde à venir; s’il se met à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas » (Lc 12, 45-46)
Ou encore comme ceux qui doutent de toutes espérances : « Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. » (1Co15:32)
En quoi Jésus diffère-t-il de ces discours dans ce qu’il vient nous annoncer? Nous n’attendons plus la fin du monde avec la naissance de Jésus, c’est la fin du monde ancien qui arrive avec sa venue. Nous n’arrivons pas à voir la grandeur du Soleil éternel qui se lève dans cette crèche. « La lumière est venue dans le monde, mais les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.» (Jean 3:19)
Une source d’eau vive coule sur notre terre pour l’inonder de vie plus que tous les déluges depuis le début de l’humanité : « mais qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source d’eau jaillissante en vie éternelle. » (Jn 4, 14) Fini les déserts intérieurs, fini le vide intérieur, une source coule en chacun pour que la vie reprenne ses droits.
Lorsque Jésus ouvre le livre à Nazareth, ce livre dont il est la source et l’inspiration, il vient l’accomplir. Isaïe est l’instrument de sa parole.
Cela peut nous paraître invraisemblable! Écoutez ce qu’il dit à des gens venus l’interroger au Jardin des Oliviers : « Abraham, votre père, a tressailli d’allégresse dans l’espoir de voir mon Jour. Il l’a vu, et il a été dans la joie. » Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham ait existé, moi, JE SUIS. » Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter.» (Jn 8, 56-58)
La bonne nouvelle est trop grande pour nos cœurs qui n’attendent de la vie que quelques petits plaisirs avant de mourir. Nos volontés n’arrivent pas à dire « oui » à tout cet amour, à la fin de ce monde de ténèbres, à la manière que Dieu choisit pour mettre fin à ce monde. Comme la samaritaine, nous voulons de cette eau pour ne plus revenir aux puits sans voir le bien précieux qui nous est donné.
« Je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour le sauver » (Jn 12,47).
Avec Jésus, il y a une volonté qui accueille pleinement la volonté du Père sans le juger et le laisser accomplir son dessein d’amour pour tous par lui.
C’est vraiment une bonne nouvelle et il faut attendre cet accouchement avec joie.
NDC