10 mai, Mc 16, 15-20 : La Bonne Nouvelle incroyable dans ce monde de mauvaises nouvelles.

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Évangile :
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné.
Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviennent croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais; ils parleront un langage nouveau; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »
Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.
Commentaires :
Jésus ressuscité reproche aux onze Apôtres « leur incrédulité et leur obstination à ne pas ajouter foi à ceux qui l’avaient vu ressuscité. » (Mc 16, 14) Les Apôtres sont muets de stupéfaction en voyant Jésus. En leur cœur monte le regret d’avoir mis en doute le témoignage de Marie de Magdala et des disciples d’Emmaüs. Ils se frottent les yeux pour être bien sûr de ne pas rêver. C’est bien Jésus, ils le savent. Ils reconnaissent bien sa voix unique, sa présence apaisante, son langage nouveau, sa lumière vivifiante. Mais sa condamnation, la couronne d’épines, la croix, son corps méconnaissable, sa mort sont encore si présents à l’esprit des disciples! Ils tombaient en chute libre dans la peine, sans espoir de pouvoir s’arrêter en vol. Sous leurs pieds, l’abîme s’ouvrait sans fin et voilà que le temps s’arrête. Les liens qui les attachaient à la manière de voir du vieil homme se rompent, une nouvelle mentalité se lève en eux. L’obstination se transforme en docilité, l’absence de foi se dissipe, un regard nouveau prend place pour leur faire voir la réalité non palpable, celle de la gloire de Dieu en toute la création. « Ce sont de nouveaux cieux et une terre nouvelle que nous attendons selon sa promesse, où la justice habitera. » (2 Pi 3, 13)
La nouveauté est si profonde que le cœur arrive mal à l’apprivoiser. Le changement de mentalité est radical, c’est vraiment un être nouveau qui renaît dans le baptême de la mort de Jésus. « O coeurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu’ont annoncé les Prophètes! Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire? » (Luc 24:25 -26) Tout trouve un sens en Jésus, la souffrance comme la mort, tout prend un sens dans la direction de l’amour et mène à la source de l’amour qui est le sein de Dieu, là où Jésus habite dans l’Esprit Saint. La gifle de l’ennemi prend un sens, il n’est plus nécessaire de la lui rendre et d’entrer dans une guerre sans fin. La nouveauté des cieux nouveaux exige la perfection de l’amour. Aimer vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent. Tendre l’autre joue pour demeurer dans la communion par l’Esprit que Jésus nous donne.
Jésus ne désespère en rien de trouver en ses Apôtres ceux qui propageront sa vie nouvelle de ressuscité. Il leur enverra l’Esprit pour les accompagner et rendre possible l’annonce de cette nouvelle si merveilleuse de la victoire de l’amour sur la haine, de la vie sur la mort, de la grâce sur toutes les fautes. Les disciples ne craindront plus la souffrance, ni la mort, ni les puissants de ce monde, car ils vivront des délices de l’Esprit, de sa joie inaliénable, de sa puissance d’amour, de sa liberté, de sa vérité et ils n’auront d’autre désir que de partager cette vie.
Cette vie de Jésus en eux, aucun poison ne peut la faire mourir, aucun esprit mauvais l’effrayer. Les serpents se font sans venin dans ses mains. En la présence de la vie de Jésus, les malades retrouvent la santé de la vie éternelle. Un langage nouveau se répand dans toute la création, une espérance dont personne ne pouvait avoir idée, un amour qui nous fait un avec Dieu le Père, par le sang du Fils dans l’Esprit qui est répandu sur nous.
Le Seigneur Jésus, après leur avoir confié d’accomplir le grand dessein d’amour du Père en leur communiquant l’Esprit pour le faire, s’élève au ciel et retourne là où il était avant la création du monde, tout en restant parmi nous dans ses Apôtres et en tous ceux qui donneront foi à cette Bonne Nouvelle.
« Et nous, nous vous annonçons la Bonne Nouvelle, la promesse faite à nos pères, Dieu l’a accomplie en notre faveur à nous, leurs enfants, il a ressuscité Jésus. (…) Sachez-le donc, frères, c’est par lui que la rémission des péchés vous est annoncée. L’entière justification que vous n’avez pu obtenir par la Loi de Moïse, c’est par lui que quiconque croit l’obtient. » (Ac 13, 32-33.38-39)
Les disciples n’ont de cesse de proclamer la Bonne Nouvelle, ils ne craignent plus ceux qui tuent le corps, ni les souffrances à endurer pour annoncer cette Bonne Nouvelle dans un monde qui se complait dans la mort, les conflits, la misère.
« Après les avoir fait battre de verges, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus, puis les relâchèrent. Pour eux, ils s’en allèrent du Sanhédrin, tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le Nom de Jésus. Et chaque jour, au Temple et dans les maisons, ils ne cessaient d’enseigner et d’annoncer la Bonne Nouvelle du Christ Jésus. » (Act 5, 40-42)
« Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient. » Elle est venue jusqu’à nous cette Parole, à nous de vivre de cette Parole et de l’annoncer jusqu’au retour du Seigneur Jésus.
NDC