11 fév, Mc 1, 40-45: Le lépreux et le coeur brisé

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Évangile :
Un lépreux vint trouver Jésus; il tombe à genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié.
Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu’il n’était plus possible à Jésus d’entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d’éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.
Commentaires :
Qui peut croire en Dieu? Qui peut le chercher? Qui se pose seulement la question de son existence? Est-ce que le lépreux avant sa terrible maladie s’interrogeait sur l’identité de Jésus? Est-ce que suite à sa guérison, il restera quelque peu reconnaissant? Nous savons que sur les dix lépreux guéris par Jésus, un seul est revenu pour lui exprimer de la gratitude et cet homme était un étranger. (Lc 17:11 -19) Et les autres!
Ils ne sont plus lépreux maintenant. Ils retrouvent leurs places dans la communauté et leurs petites affaires. Décider de prendre le temps de garder de la gratitude envers ceux qui nous ont fait du bien n’est pas aisé pour notre coeur. Combien arrivent à tenir les résolutions du Nouvel An? Pourtant ces décisions sont pour notre bien et malgré tout nous y parvenons que difficilement.
« Je sais que le bien n’habite pas en moi, je veux dire dans l’être de chair que je suis. En effet, ce qui est à ma portée, c’est d’avoir envie de faire le bien, mais non pas de l’accomplir. Je ne réalise pas le bien que je voudrais, mais je fais le mal que je ne voudrais pas. »(Rm 7, 18-19) Qui peut croire en Dieu? Qui peut se rendre disponible à recevoir le don gratuit de la foi?
N’est-ce pas celui qui découvre ce manque intérieur qui l’empêche d’accomplir le bien qu’il décide pour son bien et celui des autres?
« Quel homme malheureux je suis! Qui me délivrera de ce corps qui appartient à la mort? » (Rm 7, 24)
La prostituée sur le point d’être lapidée n’avait point de lèpre, elle était sûrement en bonne santé. Le larron sur la croix l’était tout autant en santé. Ils savaient une chose difficile à admettre à cette époque, comme dans la nôtre, ils se savaient pécheurs. « Les prostituées et les voleurs vous précéderont dans le royaume de Dieu. » (Mt 21, 31) Ils reconnaissent cette lèpre intérieure et ils cherchent la guérison! Qui peut les soigner?
Qui peut chercher Dieu? N’est-ce pas celui qui reconnaît son incapacité à aimer, non seulement à aimer les autres, mais à s’aimer soi-même? Comment passer à l’amour de l’ennemi, à tendre l’autre joue quand nous ne comprenons rien à l’amour de soi? Nous avons tellement de difficulté à prendre soin de nous que le gouvernement passe de plus en plus de lois pour nous apprendre à assurer notre santé physique et économique. Pensons aux interdits pour la cigarette, la vitesse, l’alcool, la santé et maintenant ils veulent instaurer une loi pour obliger les gens à économiser.
À vouloir réduire l’être humain au vide et au néant, nous finissons par ne plus aimer notre propre nature. Nous tentons de passer notre vie à chercher des plaisirs pour profiter de notre peu de vie avant le néant.
Lorsque les incroyants proclament tout haut que notre fin c’est le néant, tout comme notre origine, ils réduisent l’être humain à n’être qu’un court instant dans l’histoire de l’univers. Qu’est-ce que 100 ans sur l’échelle des milliards d’années-lumière de l’univers?
Découvrir que nous sommes pécheurs, n’est-ce pas au contraire vouloir s’améliorer et espérer une perfection qui nous éloigne de ce qui mène à la mort. Il vaut mieux se reconnaître pécheur que de se réduire à n’être que du vide.
Je ne peux croire en regardant les yeux d’un enfant que ce regard n’est qu’une étincelle dans la nuit! Qui peut croire en Dieu sinon celui qui croit en la dignité de l’être humain! Qui peut croire en Dieu sinon celui qui reconnaît sa misère et cherche celui qui peut le libérer de la mort et du mal qu’il ne veut pas faire?
« Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé. » (Ps 51,19)
« Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Mc 1, 15). Nous ne sommes pas faits pour la mort et le mal. C’est à la perfection de l’amour que nous sommes invités et tout en nous le chante.
Certains ont beau croire en la réincarnation pour échapper à la tristesse, mais il reste que celui qui s’en va, il est perdu à jamais.
« Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux? » (Mt 6, 26-27)
« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre coeur cesse de se troubler et de craindre. »(Jn 14, 27)

Évangile :
Un lépreux vint trouver Jésus; il tombe à genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié.
Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu’il n’était plus possible à Jésus d’entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d’éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.
Commentaires :
Qui peut croire en Dieu? Qui peut le chercher? Qui se pose seulement la question de son existence ? Est-ce que le lépreux avant sa terrible maladie s’interrogeait sur l’identité de Jésus ? Est-ce que suite à sa guérison, il restera fidèle à Jésus ? Nous savons que sur les dix lépreux guéris par Jésus, un seul est revenu pour lui exprimer de la gratitude et cet homme était un étranger. (Lc 17:11-19) Et les autres!
Ils ne sont plus lépreux maintenant. Ils retrouvent leurs places dans la communauté et leurs petites affaires. Décider de prendre le temps de garder de la gratitude envers ceux qui nous ont fait du bien n’est pas aisé pour notre coeur. Combien arrivent à tenir les résolutions du nouvel an? Pourtant ces décisions sont pour notre bien et malgré tout nous n’y parvenons que difficicilement.
« Je sais que le bien n’habite pas en moi, je veux dire dans l’être de chair que je suis. En effet, ce qui est à ma portée, c’est d’avoir envie de faire le bien, mais non pas de l’accomplir. Je ne réalise pas le bien que je voudrais, mais je fais le mal que je ne voudrais pas. »(Rm 7, 18-19)
Qui peut croire en Dieu? N’est-ce pas celui qui découvre ce manque intérieur qui l’empêche d’accomplir le bien qu’il décide pour son bien et celui des autres!
« Quel homme malheureux je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui appartient à la mort ? » ( Rm 7, 24)
La prostituée sur le point d’être lapidé n’avait point de lèpre, elle était sûrement en bonne santé. Le larron sur la croix l’était tout autant en santé. Ils savaient une chose difficile à admettre à cette époque comme à la nôtre, ils se savaient pécheurs. « Les prostituées et les voleurs vous précéderont dans la royaume de Dieu. » ( Mt 21, 31) Ils reconnaissent cette lèpre intérieure et ils cherchent la guérison! Qui peut les soigner?
Qui peut chercher Dieu? N’est-ce pas celui qui reconnaît son incapacité à aimer, non seulement à aimer les autres mais soi-même.
Lorsque les incroyants proclament tout haut que notre fin c’est le néant, tout comme notre origine, ils réduisent l’être humain à n’être qu’un court instant dans l’histoire de l’univers. Qu’est-ce que 100 ans sur l’échelle des milliards d’années lumière de l’univers? Découvrir que nous sommes pécheurs, c’est désirer ne plus l’être et prier que la mort prenne fin.
Je ne peux croire en regardant les yeux d’un enfant que ce regard n’est qu’une étincelle dans la nuit! Qui peut croire en Dieu sinon celui qui croit en la dignité de l’être humain! Qui peut croire en Dieu sinon celui qui reconnaît sa misère et cherche celui qui peut le libérer de la mort du mal qu’il ne veut pas faire?
« Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche: repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » ( Mc 1, 15) Nous ne sommes pas créés pour la mort et le mal. C’est à la perfection de l’amour que nous sommes invités

« Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?
D’ailleurs, qui d’entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ? » (Mt 6, 26-27)
« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre coeur cesse de se troubler et de craindre. ».(Jean 14:27)
NDC