12 oct, Lc 11, 27-28 : Heureux ceux qui portent la Parole de Dieu et la mettent en pratique!

 In Méditer les écritures


Évangile :

Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté dans ses entrailles, et qui t’a nourri de son lait! » Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la gardent! »

Commentaires :

Jésus est en train de parler. Ce n’est pas un orateur politique qui parle, ni un professeur, ni un scribe, ni un savant, ni un sage, c’est le « Verbe fait chair », la Parole de Dieu. La Parole vivante qui fait à l’instant ce qu’elle dit : « Que la lumière soit! Et la lumière fut. » (Gn 1, 3) Il est la Parole créatrice et son action créatrice est toujours en mouvement par sa grâce. Il n’y a pas d’intervalle entre ce qu’il dit et son faire. Ce qu’il dit se fait instantanément. Les docteurs de la loi qui enseignent sur la chaire de Moïse ne font pas ce qu’ils disent et ne peuvent le faire sans la foi en cette parole. La loi ne donne pas la grâce de faire ce qui est écrit sur la pierre, c’est la foi en la Parole qui donne de l’accomplir.
Jésus est en train de parler, celui dont la parole fait ce qu’il dit à l’instant, car, « en lui habite corporellement toute la plénitude de la Divinité » (Col 2, 9). Il est l’Éternel dans un corps temporel, l’Infini dans un corps fini, le Vivant dans le corps mortel, la Lumière de la lumière dans un corps d’être humain comme tous les autres. Jésus est le « sacrement de Dieu », son humanité contient le sacré, la vie divine qui vient animer tous ceux qui croiront en sa parole et la mettront en pratique pour former son Église. 

Jésus est en train de parler, sa parole créatrice se fait entendre dans le monde pour le récapituler, le régénérer. Une femme dans la foule lui coupe la parole pour dire : « Heureuse la mère qui t’a porté dans ses entrailles, et qui t’a nourri de son lait! » Heureuse plutôt celle qui a entendu la parole de Dieu et l’a mise en pratique. Heureuse celle qui a cru en l’accomplissement de la parole et qui a fait de son sein l’habitation du Verbe fait chair, venu sauver l’humanité de l’esclavage du mal et de la mort, à l’instant même de son incarnation.

N’est-ce pas l’éloge d’Élisabeth à Marie que Jésus rend à sa mère :

« Et comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur? Car, vois-tu, dès l’instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein. Oui, bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur! » (Lc 1, 43-45) 

À la femme qui lui coupe la parole, Jésus enseigne que c’est plutôt ceux qui suivent l’exemple de sa mère qui sont heureux, ceux qui entendent la parole et la gardent, car cette Parole les fait renaître à la vie divine : « Qui est ma mère et qui sont mes frères? »  Et tendant sa main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là m’est un frère et une soeur et une mère. »   (Mt 12, 49-50)

À l’instant même, cette femme garda précieusement cette parole dans son cœur pour se faire porteuse de la vie divine en ses entrailles et devenir membre du Corps de Jésus. 

Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la gardent, ils seront transformés à l’instant pour entrer dans la vie de la grâce du Fils du Dieu vivant. Écoutons cette parole qui fait ce qu’elle dit et surtout gardons-la précieusement pour qu’à l’instant, elle nous guérisse de tout ce qui n’est pas amour, de tout ce qui n’est vie.

 « La belle-mère de Simon était en proie à une forte fièvre, et ils le prièrent à son sujet. Se penchant sur elle, il menaça la fièvre, et elle la quitta; à l’instant même, se levant elle les servait. » (Lc 4, 38-39)

« Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés, je te l’ordonne, dit-il au paralysé, lève-toi et, prenant ta civière, va chez toi. » Et, à l’instant même, se levant devant eux, et prenant ce sur quoi il gisait, il s’en alla chez lui en glorifiant Dieu. » (Lc 5, 24-25)

 « Or une femme, atteinte d’un flux de sang depuis douze années, et que nul n’avait pu guérir, s’approcha par-derrière et toucha la frange de son manteau; et à l’instant même, son flux de sang s’arrêta. » (Lc 8, 43-44)

« Ne pleurez pas, elle n’est pas morte, mais elle dort. » Et ils se moquaient de lui, sachant bien qu’elle était morte. Mais lui, prenant sa main, l’appela en disant : « Enfant, lève-toi. »  Son esprit revint, et elle se leva à l’instant même. Et il ordonna de lui donner à manger. Ses parents furent saisis de stupeur, mais il leur prescrivit de ne dire à personne ce qui s’était passé. » (Lc 8, 52-56)

« Et voici qu’il y avait là une femme ayant depuis dix-huit ans un esprit qui la rendait infirme; elle était toute courbée et ne pouvait absolument pas se redresser. La voyant, Jésus l’interpella et lui dit : “Femme, te voilà délivrée de ton infirmité”;  puis il lui imposa les mains. Et, à l’instant même, elle se redressa, et elle glorifiait Dieu. » (Lc 13, 11-13)

« Que veux-tu que je fasse pour toi? » — « Seigneur, dit-il, que je recouvre la vue! » Jésus lui dit : « Recouvre la vue; ta foi t’a sauvé. » Et à l’instant même il recouvra la vue, et il le suivait en glorifiant Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, célébra les louanges de Dieu. » (Lc 18, 41-43)

Comment ne pas croire à la présence réelle de Jésus dans le pain et le vin, lui qui a dit : « Puis, prenant du pain, il rendit grâces, le rompit et le leur donna, en disant : “Ceci est mon corps, donné pour vous; faites cela en mémoire de moi.”  Il fit de même pour la coupe après le repas, disant : “Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, versé pour vous.” (Lc 22, 19-20) 

NDC