13 juillet, Mt 10,7-15 : Effondrement ou dépouillement dans la paix.

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Évangile :
Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous;
ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le travailleur mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu’à votre départ.
En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle.
Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous.
Si l’on refuse de vous accueillir et d’écouter vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, en secouant la poussière de vos pieds.
Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville.
Commentaires :

Une étude menée par 18 scientifiques de la Simon Fraser University (SFU) de Vancouver publiée dans la revue Nature met en évidence un effondrement total de la planète d’ici la fin du siècle.

La publication de l’équipe de la FSU a été commentée et critiquée par de nombreux chercheurs. Entre autres, Aaron Ellison de l’université de Harvard qui dénonce la banalité de l’étude. Elle affirme que la science sait très bien ce qui va se passer et que la situation est urgente. Un collègue de l’université du Michigan considère que l’étude est très suggestive et non rien de définitif. « Seul le temps nous donnera la réponse. Ce n’est pas la première fois qu’une étude du genre est publiée » déclare Brad Cardinal.

Toutefois, ce nouvel avertissement exige de prendre très au sérieux l’état de santé de la planète et d’y remédier en effectuant un vrai renversement du style de vie de l’humanité. C’est évident pour tous les experts qu’il y a urgence d’agir.

Les scientifiques de l’étude proposent quatre actions immédiates pour favoriser le renversement de cet effondrement ou du moins le retarder. Les actions à entreprendre s’adressent aux élus des gouvernements afin qu’ils les répandent pour sauver la planète.

Sur votre route, proclamez que l’effondrement de la planète est proche si les comportements ne changent pas immédiatement.

D’après le directeur de l’étude, jusqu’à maintenant : « les hommes n’ont rien fait de réellement d’important pour éviter le pire, car les structures sociales existantes ne sont justes pas les bonnes. C’est comme si on refusait d’y penser. Nous ne sommes pas prêts. Mes collègues ne sont pas juste inquiets. Ils sont terrifiés ».

Partez avec cette terreur dans les yeux et vos preuves scientifiques et exigez de diminuer la pression démographique pour économiser les ressources de la planète. N’allez pas dans de nouveaux territoires et faites que les gens demeurent dans les grands centres urbains. Les scientifiques demandent au gouvernement d’ajuster les niveaux de vie des riches sur ceux des plus pauvres et enfin ils exigent le développement de nouvelles technologies permettant de produire de la nourriture sans exploiter de nouveaux territoires.

Voilà toutes des recommandations qui concernent un changement du comportement extérieur dans son rapport avec la nature pour éviter l’effondrement de la planète. En fait, ces actions ne feront que retarder l’inévitable. La planète a une fin, tout comme notre système solaire, tout comme notre vie, nos grandes villes, nos trésors. Que ce soit dans 100 ans ou dans 1 million d’années, notre planète s’effondrera.

Nous refusons d’y penser parce que nous croyons qu’il n’y a pas d’alternatives pour éviter l’appétit vorace de l’abîme. À quoi bon y penser disent les gens, il n’y a pas moyen de remédier à cette fin dramatique. Pourquoi se poser tant de questions, de toute manière, il n’y pas de réponses à l’énigme de la mort.

Pourtant Jésus demande à ses disciples d’aller sur la route de ce royaume d’en bas où la mort règne en maître avec tout ce qui y mène, maladie, esprits mauvais, injustice et de proclamer que le Royaume des cieux est tout proche. Une porte s’ouvrira lorsqu’il sera élevé de terre, une porte étroite aux yeux d’en bas, mais une source jaillissante de la vie éternelle qui vient d’en haut, d’un ailleurs tout près, si près qu’il se confond au battement de notre cœur. « Ne vous amassez point de trésors sur la terre, où la mite et le ver consument, où les voleurs percent et cambriolent. Mais amassez-vous des trésors dans le ciel : là, point de mite ni de ver qui consument, point de voleurs qui perforent et cambriolent. Car où est ton trésor, là sera aussi ton coeur. » (Mt 6, 19-21) Ne vous amassez pas de trésors là où tout va s’effondrer avec le temps, amassez-vous des trésors sur ce que le temps ne peut user, ce qui est amour, justice, paix, générosité, gratuité, gratitude, bonté, joie… tout ce qui est fruits de l’esprit.

Les recommandations de Jésus à ses disciples pour modifier le comportement proposent des actions qui concernent l’intériorité, ce qu’il y a de spirituel en nous.

Guérissez les malades de la maladie de l’âme qui empêche de suivre celui qui vient faire mourir la mort afin que tous les malades meurent avec celui qui meurt pour eux et ils ressusciteront avec lui au temps fixé où l’Éternel établira sa justice d’amour. Ressuscitez les morts, tous ceux qui tremblent sans cesse devant la mort et qui courent sans arrêt se goinfrer de plaisirs pour se donner l’impression de profiter de ce peu de temps de vie. Ressuscitez les morts, tous ceux-là qui ont renoncé à donner la vie et qui se construisent des abris égoïstes et illusoires pour éloigner la mort. Chassez les démons, tous ces esprits qui font croire que nous sommes nés pour la mort, que nous ne sommes pas aimés de Dieu, qu’il n’y a pas d’amitié, de vérité, de justice, de paix, d’unité.

Surtout, ne tombez pas dans le piège de vous sécuriser avec l’or et l’argent, vous perdrez l’ardeur de proclamer les richesses de l’amour dont vous êtes aimés en vous remettant à ces objets brillants et sans valeur.

Veillez sur votre liberté intérieure, ne réduisez pas votre vie à ce qui est extérieur et demeurez vigilant de ne pas vous séparer de ce qui est amour. « Cherchez d’abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain : demain s’inquiétera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. » (Mt 6, 33-34)

N’apportez rien, ni sac, ni tunique de rechange, rien, car celui qui possède Dieu ne manque de rien. Dieu seul suffit. À celui qui est dans l’esprit, Dieu qui est Esprit suffit pour le conduire vers la plénitude en ce monde-ci comme dans l’autre.

« Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ? La détresse? L’angoisse? La persécution? La faim? Le dénuement? Le danger? Le supplice? En tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. » (Ro 8, 35-37)

Sur votre route, proclamez que le Royaume de Dieu est proche et partout où vous entrerez, saluez chacun pour leur montrer à quel point chacun est précieux et qu’il vaut plus que l’univers entier, cet univers qui s’effondre. Que votre paix, cette paix qui n’est pas comme celle du monde qui passe avec tout son or et ses trésors, vienne sur ceux qui vous accueillent afin qu’ils entrent dans la joie de l’Esprit Saint. S’ils refusent votre paix et préfèrent la tranquillité qu’apporte les richesses de ce monde, que votre paix revienne sur vous et que sans colère, ni vengeance vous quittiez cette maison rayonnant de la vie qui ne craint pas de mourir par amour, sachant par la grâce de celui qui vient d’en haut, que l’amour est plus fort que la mort et que l’effondrement inévitable de toute la planète.

Ce jour de la fin du monde, de notre monde, de l’univers arrivera aussi sûr que notre propre mort surviendra un jour, peut-être aujourd’hui ou demain, ou dans 100 ans, ce jour pointera comme le soleil après la nuit et ce ne sera que l’amour qui nous rendra digne d’accueillir la paix du Royaume du Christ au cœur transpercé et de nous sortir de la poussière de nos tombeaux.

« Alors le Roi dira à ceux de droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir.” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te désaltérer, étranger et de t’accueillir, nu et de te vêtir, malade ou prisonnier et de venir te voir?” Et le Roi leur fera cette réponse : “En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” (Mt 25, 34-40)

NDC