27 fév, Mc 9, 38-40 : Ne l’empêchez pas !

 In Méditer les écritures

Évangile :
Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un chasser les esprits mauvais en ton nom; nous avons voulu l’en empêcher, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. » Jésus répondit : « Ne l’empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi; celui qui n’est pas contre nous est pour nous. »
Commentaires :
Connaissons-nous vraiment le nom de Jésus et ce qu’il peut nous donner de réaliser en nous et autour de nous? Jean connaît mal le nom de Jésus. Il veut s’en approprier, en avoir l’exclusivité. Jésus vient donner sa vie pour la multitude et non seulement pour un groupe de privilégiés. Être son disciple n’est pas un privilège, mais une responsabilité. Dieu est le Père de toutes créatures depuis les origines du monde et pas une ne lui est indifférente. Il y a une responsabilité de répandre son amour qui donne la vie pour tous ceux qui connaissent son nom.
Quel est celui qui possède un médicament pour le garder pour lui? Est-ce que l’on privera un malade de s’en servir s’il na pas l’autorisation de l’inventeur? Qui reprochera au médecin de l’utiliser pour un malade? N’est-ce pas le but du médicament de soigner? Celui qui utilisera cette médecine ne dira sûrement pas de mal de celui qui est à l’origine de ce soin.
Aujourd’hui, certaines compagnies pharmaceutiques qui produisent des médicaments interdisent l’utilisation auprès des gens qui ne peuvent les payer. N’est-ce pas là une horreur de marchander les soins auprès des plus faibles de notre société? Cet élitisme sectaire ne concerne pas seulement les compagnies pharmaceutiques. Pendant que nous mangeons à notre faim, combien d’enfants aujourd’hui sont exclus de la table?
Jean voulait bien garder le Messie pour lui mais Jésus est venu pour tous sans exclusion. Il n’est pas venu pour juger le monde mais le sauver en entier. Celui qui est contre lui, croyez-vous que Jésus se positionnera contre cette personne? Il laisse toujours la porte ouverte comme pour le bon larron. « Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. »(Jn 12, 47)
Le Messie n’appartient pas au peuple élu mais à tous ceux qui croient en son nom. Il appartient aux croyants, ce sont eux les fils d’Abraham, le père des croyants.
La bonté de Dieu est si inconcevable et indicible que nous n’arrivons pas à comprendre quand il nous demande de présenter l’autre joue à celui qui nous frappe. Nous n’arrivons pas à comprendre que ces exigences d’amour qu’il nous demande, c’est ce qu’il fait chaque jour à notre égard. « Pardonnez-nous comme nous pardonnons. » N’est-ce pas lui qui nous présente sans cesse l’autre joue devant nos maladresses constantes à son égard? Qui peut avoir la prétention de rendre à Dieu la moindre parcelle d’amour qu’il nous donne à chaque instant?
Il ne demandera pas à celui qui veut de ses soins, le nom de sa religion, de son groupe politique, le montant de sa fortune. Il ne demandera pas à celui qu’il soigne de ne pas répandre sa médecine là où il va?
Ne l’en empêchez pas!
« Allez donc! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 19-20)
« C’est pourquoi Dieu l’a élevé au-dessus de tout; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu’au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l’abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : “Jésus Christ est le Seigneur”, pour la gloire de Dieu le Père. » (Ph 2, 9-11)
NDC