27 juillet, Mt 13, 44-46: Le trésor inépuisable!

 In Méditer les écritures

Évangile :

Jésus disait à la foule ces paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ.  “Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle.”

Commentaires :

Le Royaume des cieux est comparable à un trésor, un trésor dont nous ne pouvons avoir idée puisqu’il donne la perfection de l’amour : patience, douceur, compréhension, attention, sollicitude, bienveillance, générosité, bonté, beauté, unité, vérité, sagesse, force, enfin toutes ces richesses qui remplissent la bouche de rires et le cœur d’une joie qui rien ne peut troubler. À celui qui désire cet amour, il se dévoile dans le champ de ce monde comme un tombeau qui s’ouvre pour devenir table du pain quotidien. À celui qui désire l’amour parfait, le trésor vient. Devant tant de richesses, celui qui le trouve est prêt à tout vendre le provisoire et à se procurer ce qui dure à jamais.

Nous sommes dans la démesure lorsque nous parlons de ce trésor comme l’infini peut l’être par rapport au fini, l’éternel par rapport au temporel, la vie par rapport à la mort. Une démesure de joie dont nous ne pouvons pas avoir idée devant la plénitude reçue par les richesses de ce trésor : “car vous avez été comblés en lui de toutes les richesses, toutes celles de la parole et toutes celles de la science, à raison même de la fermeté qu’a prise en vous le témoignage du Christ” (1 Co 1,5-6) Ce n’est pas la main qui pige dans ce trésor, c’est la foi :

“Car pour nous, c’est l’Esprit qui nous fait attendre de la foi les biens qu’espère la justice.” (Galates 5:5) Ce trésor donne l’intelligence de ce qui dure et de ce qui passe, de l’éphémère et de l’éternel, du mortel et de l’éternel : “Car nous n’avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous recherchons celle de l’avenir.” (Hé 13:14)

Un trésor dont le contenu dépasse ce que nous pouvions imaginer que ces richesses pouvaient nous apporter.

Un trésor qui contient un tombeau vide et une pierre ne pouvant plus le fermer. Il s’y trouve une porte qui mène à la vie dans ce trésor : “Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et sortira, et trouvera un pâturage.” (Jean 10:9)

Dans ce trésor, il y a nourriture et boisson qui enlèvent la faim et la soif pour toujours : “‘Moi, je suis le pain de vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim; qui croit en moi n’aura jamais soif.” (Jean 6:35)

Dans ce trésor, il y a une lampe dont la lumière éclaire le monde lorsqu’elle est dans le cœur : “‘Moi, je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie.’” (Jean 8:12)

Ce trésor contient la présence de l’Éternel qui donne à chaque instant la plénitude de la paix : “Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne s’alarme point.” (Jn 14, 23)

Ce trésor contient de quoi racheter toutes nos fautes qui mènent à la mort pour nous faire renaître, libres et capables de regarder chacun dans les yeux : “Vous qui étiez morts du fait de vos fautes et de votre chair incirconcise, il vous a fait revivre avec lui! Il nous a pardonné toutes nos fautes! Il a effacé, au détriment des ordonnances légales, la cédule de notre dette, qui nous était contraire; il l’a supprimée en la clouant à la croix. Il a dépouillé les Principautés et les Puissances et les a données en spectacle à la face du monde, en les traînant dans son cortège triomphal.” (Col 2, 13-15)

Quel trésor est comparable à ce trésor, quel royaume est comparable au Royaume des cieux? Un trésor qui donne vie par celui qui l’offre. Un trésor qui s’enterre pour nous déterrer de nos tombeaux et nous ouvrir la porte des cieux.

Un trésor qui déborde de vie quand nous l’ouvrons : “Moi, je suis venu pour qu’on ait la vie et qu’on l’ait surabondante.” (Jean 10:10)

Un trésor dont l’héritage ne peut être vu en ce monde que par la foi en Celui qui s’est fait trésor pour nous, afin de nous délivrer des misérables richesses qui nous rendent esclaves en nous enlevant la vie et nous faire enfants de Dieu.   “Enfants, et donc héritiers; héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui. J’estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous. Car la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu : si elle fut assujettie à la vanité, — non qu’elle l’eût voulu, mais à cause de celui qui l’y a soumise, — c’est avec l’espérance d’être elle aussi libérée de la servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu.” (Ro 8:17 -21)

Un trésor qui ne brille pas comme les trésors de ce monde, il est ténèbres lumineuses sur la croix où il s’offre jusqu’à la mort, mais il est lumière de la lumière pour celui qui se laisse attirer par son amour dans l’esprit. Cet amour dont nous ne pouvons avoir idée, amour qui guérit toutes nos blessures d’amour pour nous rendre capables d’aimer comme lui nous aime, car il nous a aimés avant même que nous l’aimions, un amour qui se donne pour les autres, car l’autre fait partie de nous et nous sommes tous un en lui.

Un trésor qui nous fait entendre et reconnaître la voix de Bon Pasteur, ce Pasteur qui se fait agneau de sacrifice pour nous : “Moi, je suis le bon pasteur; le bon pasteur dépose sa vie pour ses brebis.” (Jean 10:11) “Mes brebis entendent ma voix; je les connais et elles me suivent, Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais et personne ne peut rien arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN.”   (Jn 10 , 27-30)

Qui peut imaginer un tel trésor d’amour et de vie en ce monde, sinon celui qui n’est qu’Amour? Qui peut imaginer un trésor capable de racheter notre vie à l’abîme et au tombeau? «Moi, je suis la résurrection. Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » (Jean 11:25 -26)

Ce trésor n’est pas seulement, Porte qui s’ouvre vers la vie, boisson et nourriture de vie, pasteur qui conduit à l’amour, vie éternelle, il est encore : «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père sinon par moi. » (Jean 14:6) Il est encore et toujours plus : “Moi, je suis la vigne; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit; car hors de moi vous ne pouvez rien faire.” (Jean 15:5)

Un trésor qui donne des richesses qui se multiplient en les dépensant pour les autres par amour dans la joie.

Empressons-nous de le désirer et à chaque jour nous dépenser à le trouver!

Normand Décary-Charpentier