3 nov, Lc 14, 1-6, Guérir le jour du sabbat

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Évangile :
Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l’observait. Justement, un homme atteint d’hydropisie était là devant lui. Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat? » Ils gardèrent le silence. Jésus saisit alors le malade, le guérit et le renvoya.
Puis il leur dit : « Si l’un de vous a son fils ou son bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas l’en tirer aussitôt, le jour même du sabbat? Et ils furent incapables de trouver une réponse.
Commentaires :
Combien de propos irréfléchis sortent de notre bouche presque à notre insu, de gestes aussi et nous trouvons toujours le moyen de les justifier pour ne pas changer. Nous adoptons bien jeunes des modes de comportement et ils s’installent, s’enracinent, ils deviennent des habitudes, des manières de voir. Nous sommes confortables avec ces mots, ces gestes, ces mimiques. Nous les trouvons « cools », ils répondent bien à nos impressions, à nos sentiments. Ils éloignent les uns et attirent les autres…
Le chef des pharisiens a aussi ses habitudes, sa manière de voir, son interprétation de la Loi qu’il prétend représenter et ils surveillent, observent les autres pour voir s’ils sont conformes à ce qu’il est car il se fait le critère de la bonne manière de voir, de l’intelligence, de la sagesse, de l’interprétation de la Loi.
Jésus entre chez ce chef et celui-ci l’observe. Il n’accueille pas Jésus, il le surveille. Lui qui se moque éperdument des gens autour de sa table sinon pour les surveiller selon son habitude n’a jamais vu l’homme atteint d’hydropysie, il voit plutôt un pécheur atteint d’un mal par sa faute ou quoi encore. Il ne voit aucunement la souffrance de cet homme et sûrement qu’il se croit généreux de le laisser venir à sa table.
Jésus au contraire ne voit que cet homme et sa souffrance tout comme un père ne verra que son fils s’il est dans une situation de danger ou de détresse, tout le reste sera sans importance. Ainsi Jésus ne se préoccupe guère de la réaction du chef des pharisiens devant son souci prioritaire d’aider l’homme souffrant d’hydropisie.
Il faut apprendre à ne pas s’enraciner dans nos habitudes qui nous gardent loin des autres, qui ferment notre regard à l’autre et à sa souffrance. Apprendre aussi à ne pas craindre les regards de ceux qui jugent et éloignent de la sollicitude, de la mansuétude, de la générosité, de la bonté, de la compréhension, de la douceur, de la patience car là sont les habitudes qui nous donnent les réflexes de l’amour.

NDC