5 juillet, Mt 9, 1-8 : Le monde est paralysé dans le temps terrestre.

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Évangile :
S’étant embarqué, Jésus traversa le lac et vint dans sa ville de Capharnaüm. Et voici qu’on lui apportait un paralytique étendu sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : « Aie confiance, mon enfant, tes péchés sont remis. » Et voici que quelques scribes se dirent par-devers eux : « Celui-là blasphème. » Et Jésus, connaissant leurs sentiments, dit : « Pourquoi ces mauvais sentiments dans vos cœurs? Quel est donc le plus facile, de dire : Tes péchés sont remis, ou de dire : Lève-toi et marche? Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés, lève-toi, dit-il alors au paralytique, prends ton lit et va-t-en chez toi. » Et se levant, il s’en alla chez lui. À cette vue, les foules furent saisies de crainte et glorifièrent Dieu d’avoir donné un tel pouvoir aux hommes.
Commentaires :
S’étant embarqué dans le dessein d’amour du Père, Jésus, le Verbe de Dieu, s’incarna et vint sur la terre. Librement, il est venu, librement il donne sa vie : « Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne. » « Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, lui par qui le monde s’était fait, mais le monde ne l’a pas reconnu. » (Jn 1, 9-10) Il était fils de charpentier, sans titre, ni prestige, sans éclat, sa lumière, cette lumière qui est la vraie Lumière, la Lumière de la lumière, elle était dans son cœur, brûlante comme un feu. « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé! » » (Lc 12, 49)
Plusieurs années, il est demeuré dans la soumission à ses parents sur la terre. C’est sa maman aux noces de Cana qui l’invita à inaugurer le grand festin de la nouvelle alliance en changeant l’eau en vin. « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. (…) Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui » (Jn 2, 4-5.11)
Et voici que Jésus se trouvait devant ce monde paralysé dans le temps terrestre. Tous ces yeux mortels devant lui qui s’imaginent voir la vie où elle n’est pas, qui voient de l’éternel dans un veau d’or, qui s’agenouillent devant le puissant qui les soumet par la force. Encore aujourd’hui, ils lancent un satellite dans l’espace pour voir au loin, plus loin. Ils arrivent à penser que leur science leur ouvrira les portes du ciel et pourtant leur satellite n’a rien d’éternel. Il brille dans le ciel parmi les astres, l’être humain peut le voir passer dans la nuit avec sa lumière scintillante, mais ce n’est qu’une luciole dans la nuit à comparer avec l’étoile, ces étoiles que Dieu connaît chacune par son nom.
Nous aurions beau nous éloigner de la terre pour coloniser d’autres planètes, nous ne serions pas plus avancés dans la construction d’une civilisation de l’amour où la mort n’a plus de place, où la haine s’efface. Les grands explorateurs de l’Amérique ont-ils apporté la paix, la justice, la vie, l’amour à tous ces pays conquis par la force?
Nous sommes paralysés, incapables de sortir de ce monde en vie, condamnés à tourner en rond en nous faisant croire que nos machines nous apporteront le salut.
Il n’y a pas à percer le toit du ciel pour trouver Celui qui peut résoudre l’énigme de notre cryptogramme, de notre mystère. « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » (Ap 3, 20)
Il vient pour nous libérer de la paralysie de nos cœurs causée par une rupture profonde avec la Vie, avec le Vivant en nous. Il vient nous guérir de l’intérieur pour que la lampe de nos cœurs par sa lumière donne à nos yeux de voir les vraies richesses en ce monde. Il vient guérir nos paralysies, tout ce qui nous retient à se donner pour les autres, à pardonner, à courir vers l’un et l’autre pour aimer. « Nul n’a plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13).
« Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : “Aie confiance, mon enfant, tes péchés sont remis. » Ce mur de la haine en toi, je le brise pour te rendre ton cœur, ce voile sur tes yeux, je l’enlève pour que tu voies les merveilles de l’amour de Dieu pour toi, cette mort qui t’appelle, j’y descends pour t’ouvrir le chemin vers la vie.
Les scribes voient leur veau d’or fondre sous les paroles de Jésus, ils grognent et considèrent Jésus comme un blasphémateur. « Il était dans le monde, lui par qui le monde s’était fait, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu. (Jn 1, 10-11)
Quel est donc le plus facile, de dire : Que toutes les étoiles s’éteignent pour laisser briller vos satellites ou de dire que vos cœurs retrouvent la lumière de la vie pour abolir sur vous l’emprise de la mort et du mal?
“Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés, lève-toi, dit-il alors au paralytique, prends ton lit et va-t-en chez toi.” Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de briser ce mur de la haine, ce mur de la mort, il se couchera sur le lit de la croix, il mourra et le troisième jour, il se relèvera de la mort.
“O. Mort, où est ta victoire? O. Mort, où est ton dard venimeux? Le dard de la mort, c’est le péché; ce qui renforce le péché, c’est la Loi. Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire par Jésus Christ notre Seigneur. Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, soyez inébranlables, prenez une part toujours plus active à l’oeuvre du Seigneur, car vous savez que, dans le Seigneur, la peine que vous vous donnez ne sera pas stérile.” (I Cor 15 : 55-58)
NDC