15 sept, Jn 19, 25-27, Près de la croix, sa mère.

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Évangile :

Près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Commentaires

Assisté aux derniers moments d’un mourant ne peut être qu’une expérience inoubliable. Voir l’âme et l’esprit quitter la chair pour un ailleurs que nous ne pouvons saisir du lieu où nous sommes, voir la chaleur du corps devenir froideur, la lumière des yeux s’éteindre, voir un être cher et précieux partir tout en restant là, voir ce que nous ne voulons pas voir et que nous gardons dans le silence de peur de le voir trop rapidement. 

Voilà bien à ce que Jean et la mère de Jésus assistent. Jean ignorent la résurrection et son désespoir est grand. Marie sa mère sait bien qu’il est aux affaires de son Père malgré tout, sa peine et sa souffrance débordent les rives de notre galaxie. 

Voilà que Jésus dans sa souffrance, de son gibet de condamné ouvre la bouche pour leur adresser la parole… Non une parole pour se plaindre, gémir sur lui, crier à l’injustice mais encore une fois pour donner. Il donne un fils à sa mère et une mère à son disciple. Il demeure maître sur la croix et poursuit la construction de ce lieu qui manifestera sa présence après son départ qui n’en est un que pour mieux revenir et à jamais.

Imaginez comment ses paroles de Jésus sont précieuses pour ceux qui les entendent car ce sont ces dernières paroles. Pensez-vous que Jean ne prendra pas Marie pour mère et que Marie ne prendra Jean pour fils.

Eh bien ce fils à qui Jésus donne sa mère, c’est chacun de nous et soyez sûrs que Marie ne négligera pas de s’occuper de nous comme une mère car ce sont les dernières paroles de son Fils mourant sur la croix. 

Voilà bien la victoire de la croix sur toutes les haines, les morts, les tristesses. Jésus s’est donné totalement pour cette nouvelle création.

« Mais peut-être que l’énormité de ma passion, dont vous êtes les auteurs, vous couvre de honte ? Ne craignez pas. Cette croix a été mortelle non pour moi mais pour la mort. Ces clous ne me pénètrent pas de douleur. mais d’un amour encore plus profond envers vous. Ces blessures ne provoquent pas mes gémissements, mais elles vous font entrer davantage dans mon cœur. L’écartèlement de mon corps vous ouvre mes bras, il n’augmente pas mon supplice. Mon sang n’est pas perdu pour moi, mais il est versé pour votre rançon.» (SAINT PIERRE CHRYSOLOGUE SUR LE SACRIFICE SPIRITUEL)

NDC